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Kingdom Hearts Collection [I-III] réunit les principales aventures de Sora nativement sur Switch 2

Trois compilations et plusieurs dizaines d’heures composent ce vaste parcours. Les anciens jeux affichent une fluidité stable, mais Kingdom Hearts III demeure plus irrégulier dans les combats chargés.

Enzo Rinaldi Par Enzo Rinaldi
5 min de lecture
Kingdom Hearts Collection [I-III] réunit les principales aventures de Sora nativement sur Switch 2
Photo d’illustration. Utilisation d’une console portable affichant un jeu vidéo en cours de chargement.

Kingdom Hearts Collection [I-III] offre une manière globalement satisfaisante de parcourir les principales aventures de Sora sur Switch 2. La compilation fonctionne nativement, présente bien en modes portable et TV et réduit les attentes grâce à des chargements rapides. Son bilan technique n’est cependant pas uniforme : les anciens épisodes atteignent 60 images par seconde, tandis que Kingdom Hearts III varie entre 30 et 60 images par seconde et ralentit lorsque l’action devient dense.

Trois compilations pour suivre les principales aventures de Sora

Kingdom Hearts Collection [I-III] n’est pas un jeu unique ni un nouveau remaster. Il s’agit d’un regroupement de trois ensembles déjà constitués, désormais réunis sur Switch 2 :

  • Kingdom Hearts -HD 1.5+2.5 ReMIX-, qui rassemble les premiers grands chapitres du parcours ;
  • Kingdom Hearts HD 2.8 Final Chapter Prologue, qui assure la transition vers le troisième épisode numéroté ;
  • Kingdom Hearts III + Re Mind, comprenant le jeu de base et son extension.

Ce découpage a une conséquence pratique importante. Le joueur retrouve sur une seule console Nintendo les compilations couvrant les principales étapes de la saga, plutôt que de devoir passer d’une machine à une autre. ActuGaming souligne surtout le passage à une exécution native sur Switch 2. La collection ne dépend donc pas d’une diffusion du jeu à distance pour fonctionner.

Il faut néanmoins préciser l’étendue de cette promesse. L’ensemble couvre les épisodes et les éléments narratifs essentiels au voyage de Sora, mais il ne doit pas être présenté comme une archive contenant absolument toutes les productions associées à la licence. Certains récits sont en outre transmis sous la forme de compilations de cinématiques plutôt que de jeux complets. Cette différence compte pour qui souhaite jouer personnellement chaque événement au lieu d’en suivre une restitution vidéo.

Kingdom Hearts III + Re Mind constitue la partie la plus récente du lot. Cette édition native associe le troisième volet principal à son extension narrative et à ses combats supplémentaires. Elle permet ainsi de poursuivre le parcours sans achat séparé du contenu Re Mind, tout en concentrant aussi la principale concession technique de cette version Switch 2.

Un parcours qui se mesure en dizaines d’heures

La taille de la collection ne vient pas uniquement du nombre de titres affichés. Elle résulte d’une histoire conçue au fil de plusieurs générations de jeux, entre épisodes principaux, aventures intermédiaires, formats plus courts et séquences cinématiques. Selon Gamergen, il faut prévoir plusieurs dizaines d’heures pour traverser les trois compilations.

Cette durée place Kingdom Hearts Collection [I-III] dans une situation différente d’un portage isolé. Le joueur qui commence avec le premier Kingdom Hearts s’engage dans un long parcours dont les mécaniques, la réalisation et l’échelle évoluent fortement jusqu’à Kingdom Hearts III. Les productions les plus anciennes portent nécessairement les caractéristiques de leur époque, alors que le troisième volet met davantage la console à contribution par l’ampleur de ses environnements et l’abondance de ses effets.

La réunion des trois ensembles répond donc bien à un besoin de continuité. Elle ne rend pas pour autant le récit plus court ou plus simple à assimiler. L’intérêt pratique se situe dans l’accès centralisé aux principaux chapitres, sans rupture matérielle entre les différentes générations représentées.

Un homme portant un casque de réalité virtuelle et des manettes lumineuses face à un écran de télévision dans un salon.
Photo d’illustration. Séance de jeu vidéo dans un salon avec un casque de réalité virtuelle devant un téléviseur. Source : Pexels. Photographe : VAZHNIK. Licence Pexels.

Une fluidité très différente selon les épisodes

Le comportement technique doit être évalué en séparant les anciens jeux de Kingdom Hearts III. Une appréciation globale masquerait l’écart entre deux groupes de productions qui ne sollicitent pas la Switch 2 de la même manière.

Partie de la collection Fluidité observée Limite à connaître
De Kingdom Hearts à Dream Drop Distance HD 60 images par seconde Ce constat ne doit pas être étendu automatiquement à toutes les composantes plus récentes de la collection.
Kingdom Hearts III + Re Mind Entre 30 et 60 images par seconde Des baisses deviennent visibles dans les environnements chargés ou lorsque les ennemis et les effets s’accumulent.

Les anciens épisodes forment ainsi la partie la plus régulière du portage. Leur affichage à 60 images par seconde convient particulièrement aux combats et aux déplacements, tout en donnant à ces jeux issus de générations antérieures une présentation plus fluide sur l’écran de la console.

Kingdom Hearts III demande davantage de tolérance. Son débit d’images n’est pas verrouillé et peut s’approcher de 60 dans les passages favorables avant de redescendre vers 30. Les variations apparaissent surtout lorsque plusieurs contraintes se superposent à l’écran. Le problème ne signifie pas que l’épisode est constamment lent, mais qu’il ne procure pas la même stabilité que les volets précédents. Les joueurs sensibles aux changements de fluidité le remarqueront davantage pendant les séquences de combat les plus chargées.

Cette distinction empêche de qualifier toute la compilation de version à 60 images par seconde. Elle permet aussi de situer clairement la concession demandée : elle concerne principalement l’épisode techniquement le plus ambitieux, et non l’intégralité du voyage.

Portable ou téléviseur, le confort reste cohérent

En dehors de la fluidité variable de Kingdom Hearts III, l’expérience reste satisfaisante dans les deux configurations de la Switch 2. La qualité d’image est appréciable aussi bien sur l’écran de la console que sur un téléviseur, tandis que les temps de chargement rapides limitent les interruptions lors des changements de zone.

Le mode portable apporte une souplesse adaptée à une collection aussi longue. Le mode TV permet, lui, de profiter des environnements et des effets sur un écran plus grand, sans qu’une dégradation générale de l’expérience soit signalée. Cette polyvalence rapproche la compilation d’autres usages de la console déjà abordés dans nos impressions de jeux Nintendo Switch en modes portable et TV.

Le verdict dépend finalement de la priorité du joueur. Pour découvrir ou reprendre les principales aventures de Sora sur une seule console Nintendo, l’exécution native, l’image et les chargements constituent une base convaincante. En revanche, cette édition ne répond pas au besoin d’une fluidité parfaitement stable dans Kingdom Hearts III : ses combats les plus chargés restent susceptibles de faire varier sensiblement le débit d’images.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Vladimir Srajber. Licence Pexels.

Enzo Rinaldi

Chroniques, tests et coulisses du gaming

Enzo Rinaldi

Enzo Rinaldi a été modérateur de communauté pour un éditeur de jeux en ligne, où il relayait les annonces et les notes de mise à jour. Il suit l'actualité du jeu vidéo pour Pro Gamers : annonces, dates de sortie, mises à jour, salons et patchs. Il lit les notes de mise à jour en entier, même les plus longues.

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