La finale esport de l’UCI à Copenhague se gagne aux points
Réunis dans un studio unique à Copenhague le 5 décembre, les finalistes cumuleront des points sur cinq sprints cachés, puis choisiront entre deux itinéraires à chaque tour.
Le 5 décembre 2026, à Copenhague, les finalistes des Championnats du Monde Cyclisme Esport UCI ne seront pas sacrés parce qu’ils auront simplement franchi la ligne en premier. Selon le communiqué de l’UCI publié le 6 octobre, les titres reviendront à ceux et celles qui auront cumulé le plus de points sur deux étapes. La finale du cyclisme esport change donc de décor et de logique de course.
En bref
- Selon le communiqué de l’UCI publié le 6 octobre, les titres reviendront à ceux et celles qui auront cumulé le plus de points sur deux étapes.
- Il faut décider, en quelques secondes, s’il vaut mieux se placer très tôt à l’avant en acceptant de dépenser davantage d’énergie, ou attendre la dernière seconde pour accélérer en risquant de ne plus pouvoir remonter dans le peloton.
- L’UCI y voit le moyen d’offrir à tout le monde le même matériel et un environnement de mesure de la puissance aussi homogène que possible.
Un seul studio à Copenhague, une semaine plus tôt
D’après DirectVelo, la finale se tenait aux Émirats arabes unis depuis 2024. Le déménagement avait été annoncé le 13 juillet par l’UCI et son partenaire MyWhoosh. À l’origine, l’événement devait se tenir en deux endroits distincts, l’un sur le continent européen et l’autre nord-américain, à la date du 12 décembre.
Cette organisation à deux sites est abandonnée. L’épreuve aura lieu uniquement à Copenhague, au Danemark, et elle est avancée au 5 décembre. L’UCI précise qu’elle se déroulera dans un studio esport dédié, qui réunira tous les participants au même endroit, dans un cadre pensé pour la retransmission en direct. Selon l’instance, ce choix doit aussi simplifier les déplacements de l’ensemble des parties prenantes.
Deux étapes, un seul total de points
Le principe est simple à énoncer. Les points de la première et de la seconde étape sont additionnés, et le total désigne les champions du monde dans les catégories Hommes Élite et Femmes Élite. Pour l’UCI, ce format permet de proposer de nouvelles surprises aux finalistes, qui ont déjà passé un processus de qualification exigeant.
Étape 1 : cinq sprints surprises sur 7,6 km
La première étape mesure 7,6 km. Elle comporte cinq sprints intermédiaires dont l’emplacement n’est communiqué à personne à l’avance. Tous les coureurs de la même course sont prévenus au même instant, seulement 500 m avant la ligne, et les dix premiers à la passer marquent des points.
La difficulté est surtout tactique. Il faut décider, en quelques secondes, s’il vaut mieux se placer très tôt à l’avant en acceptant de dépenser davantage d’énergie, ou attendre la dernière seconde pour accélérer en risquant de ne plus pouvoir remonter dans le peloton. L’UCI souligne que les finalistes devront rester vigilants, répéter les accélérations et récupérer vite entre deux efforts.
Étape 2 : plat ou vallonné à chaque tour
La seconde étape couvre quatre tours de 5 km, soit 20 km. À chaque tour, 400 m avant une bifurcation, chaque coureur choisit entre deux itinéraires de même longueur. L’un est plus plat et rapporte moins de points, l’autre est plus vallonné, plus coûteux en énergie, mais plus généreux au barème. Un coureur qui ne choisit rien se voit attribuer automatiquement l’itinéraire plat.
Chaque itinéraire possède son propre sprint intermédiaire, et un sprint commun a lieu à la jonction des deux. Chaque tour offre ainsi deux occasions de marquer, soit huit sur toute l’étape. Au dernier tour, la ligne d’arrivée sert aussi de dernier sprint, avec des points doublés.
Ce que ce format change pour la lecture de la course
Les organisateurs assument une intention claire. Matt Smithson, directeur Esport et Opérations de jeu de MyWhoosh, explique avoir voulu un format qui demande davantage aux coureurs que de produire les plus gros chiffres de puissance. Selon lui, les sprints surprises et les choix d’itinéraire les forcent à lire la course et à décider sous pression quand l’effort en vaut la peine. Il y voit aussi une manière d’exploiter les possibilités propres au cyclisme esport, plutôt que de recopier une course sur route dans un environnement virtuel.
36 athlètes au maximum, sur le même matériel
Le plateau comptera au plus 36 athlètes, 18 hommes et 18 femmes. Ils ont dû passer par des épreuves organisées par les Fédérations Nationales et par MyWhoosh, puis par une demi-finale organisée le 2 octobre, où l’on comptait plus de 100 participants chez les hommes comme chez les femmes.
Tous rouleront sur des home trainers connectés ELITE Justo 2, chacun préparé et vérifié individuellement par ELITE pour la compétition. L’UCI y voit le moyen d’offrir à tout le monde le même matériel et un environnement de mesure de la puissance aussi homogène que possible.
Photo à la une. Source : Wikimedia Commons. Photographe : Keanu @ no:wp. Licence : CC BY-SA 3.0.

